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L’histoire de Malika Kaddour, DGA à la Ville de Bobigny : Entre pressions et humiliations

Depuis quelques temps, une nouvelle affaire secoue la mairie de Bobigny. Une affaire de pression, d’harcèlement morale et de faux documents qui est toujours en cours d’instruction. Nous avons enquêté et nous vous livrons les premiers éléments d’une histoire qui risque de faire imploser la majorité municipale aux couleurs de l’UDI. La victime s’appelle Malika Kaddour, DGA Ville de Bobigny, Attachée territoriale titulaire.

Malika Kaddour : Qui est-ce ?

Malika Kaddour est avant tout une maman. Issue des classes populaires, elle a grandi à Bobigny, place de l’Europe. Comme beaucoup de Balbyniens, elle suit un parcours classique : école maternelle et primaire à Eugène Varlin, collège Jean Pierre Timbaud et lycée Louise Michèle. Après l’obtention de son baccalauréat, elle intègre une fac de Droit. Pleine d’ambitions, elle a gravi les échelons jusqu’à devenir Délégué du Préfet de Bordeaux. Elle voulait offrir une vie meilleure à ses enfants. Les mois passent, Malika décide de revenir à Bobigny et elle devient DGA (Directrice Général Adjoint des services) en charge des politiques sociales, la jeunesse, la petite enfance, la réussite éducative, la vie associative et la politique de la ville de Bobigny. Rien que ça.

Progressivement, et ce, à partir de février 2017, plusieurs directions lui ont été retirées : politiques sociales, la jeunesse, la petite enfance, etc.

La congé maladie

Après un congé maladie qui s’est étendu du 7 décembre 2017 au 16 février 2018 inclus, suivi des congés annuels du 19 février au 4 mars 2018, Malika a repris ses fonctions à la date du 5 mars 2018.

Le directeur général est venu la voir, ce même jour, pour l’informer qu’il lui était désormais interdit d’assister aux réunions de travail, aux bureaux municipaux et qu’elle n’aura dorénavant plus accès à la direction générale.

Ainsi, lorsque Malika Kaddour repris ses fonctions au sein de la mairie de Bobigny, elle avait pour seule consigne de rester dans son bureau 9h à 17h30. Aucun dossier à traiter, aucunes réceptions de courrier et aucunes directives. Rien.

L'accident du 14 mars 2018

Le mercredi 14 mars, Malika demande à être vue par la médecine du travail. Cette demande lui a été refusée. Elle fait intervenir un membre du CHSCT (Comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail) et le rendez-vous lui est toujours refusé.

Ce même jour, Malika rencontre la DRH (Directrice des Ressources Humaines) pour lui demander des explications. La DRH s’esquive et s’empresse de partir. C’en était trop, Malika ne maîtrisa plus son corps, ses nerfs ont lâchés. Elle a commencé à se raidir puis à trembler. Elle était alors victime d’une crise de tétanie. C’était l’humiliation de trop. Comment en est-elle arrivée là ? Ceci s’est fait petit à petit. D’après son médecin, Docteur Mezouane, c’est son environnement de travail à la mairie de Bobigny qui a causé cet état. À savoir, une crise d’angoisse qui s’est transformée en crise de tétanie. Cette crise a nécessité l’intervention des pompiers au sein même de la mairie. Malika Kaddour a été transportée aux urgences de l’hôpital Avicenne à Bobigny.

La contre-attaque

Après 30 années de bons et loyaux services, Malika Kaddour se fait balayer et humilier car elle s’est permise de dénoncer des agissements de harcèlement envers un de ses cadres et contre sa personne.

C’est décidé. Malika saisi le juge du tribunal administratif et elle gagne son référé le 27 avril 2018. Aujourd’hui, plusieurs procès sont toujours en cours. Le 29 septembre, après plusieurs journées d’attentes, Malika lance un appel aux collègues qui travaillent à la mairie de Bobigny.

En effet, elle n’a toujours pas reçu son salaire. Inquiète, elle se rend directement en mairie. Elle se rend ensuite au commissariat de Drancy pour déposer plainte contre Monsieur De Paoli pour absence de rémunération.

Le 6 novembre 2018, Malika se rend en mairie accompagnée par son amie Sonia Airouche. Elles y découvrent des éléments extrêmement graves. Voici le témoignage de Sonia Airouche sur Facebook :

Soutenons Malika !

Aujourd’hui, Malika Kaddour demande la protection fonctionnelle à Monsieur le Maire qui ne lui répond pas. Fin novembre, elle repassera au tribunal administratif. En parallèle, elle va déposer plainte au pénal. Ce qui est révoltant dans toute cette histoire, c’est le deux poids et deux mesures de Monsieur Stéphane De Paoli, Maire de Bobigny. Ce dernier utilise la protection fonctionnelle à tout va comme récemment, contre Bobigny Community et Pierre Ramos. Au même moment, il le refuse pour des élus d’opposition comme Slimane Abderrahmane contre Djafar Hamoum ou encore Malika Kaddour suite aux pressions et humiliations qu’elle a subit au sein de la mairie.

L’histoire de Malika Kaddour n’est pas un cas isolé. Il y en a eu plusieurs au sein de la Mairie de Bobigny. D’après de nombreux témoignages et notre enquête terrain, nous pouvons affirmer que Malika Kaddour est une personne intègre, honnête et engagée pour les Balbyniens. Elle a besoin de notre soutien. Partagez cette histoire autour de vous. La suite arrive...

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