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Accueillis par les CRS au Conseil Municipal, les balbyniens de la rue de l’Union refusent d’être les « dommages collatéraux du Grand Paris»

Camions de polices, CRS et portes bloquées, c’est ainsi qu’ont été accueillis les balbyniens venus assister au conseil municipal, ce mercredi 21 mars. Parmi eux, un collectif de plus d’une trentaine de propriétaires est venu se défendre face à la volonté de la ville de racheter leurs logements, situés au 22 rue de l’Union. Les conditions du rachat sont jugés malhonnêtes et inéquitables par les propriétaires présents sur les lieux.

L’histoire commence en 2016. Le bâtiment situé au 22 rue de l’Union est jugé en insalubrité remédiable, l’état des parties communes étant remis en cause. Les propriétaires votent donc pour effectuer des travaux afin de régler la situation. Selon les dires des habitants, 86% des 400 000 euros nécessaires aux travaux ont été réunis. Cependant, aucun des travaux prévus n’a débuté au cours de ces deux dernières années. La raison avancée par la municipalité est que certains propriétaires refuseraient de céder leurs toilettes. Cependant, des propriétaires qui ont donné leur accord et fourni la somme nécessaire ont vu leur nom dans la liste annoncée des propriétaires s’opposant aux travaux. On peut donc penser que la raison invoquée sert avant tout de prétexte afin de ne pas réaliser les travaux.

Deux ans après, cette somme n’a toujours pas été rendue aux propriétaires, malgré le fait que les travaux n’aient pas été réalisés. Au contraire, une partie de cette somme devrait être conservée pour d’autres travaux, fraîchement annoncés par le préfet, dans le but de réhabiliter complètement l’immeuble, avant d’en exproprier les propriétaires. En effet, la nouvelle vient de tomber: les propriétaires sont sommés de quitter l’immeuble de la cité Paul Eluard avant 2020. Pour ce faire, on leur propose de racheter leurs biens à  un prix nettement inférieur à celui auquel ils ont acheté, et surtout insignifiant à côté du prix du marché. Les enjeux sont d’autant plus grands que cette opération se ferait dans le cadre du Grand Paris. Ainsi, la valeur de ces immeubles pourraient encore augmenter dans les années à venir.

Les propriétaires accusent un coup monté entre le maire de Bobigny, Stéphane De Paoli, et l’établissement public territorial Est Ensemble. Au final, cette histoire de travaux des parties communes ne pourrait donc être qu’un leurre pour récolter la somme d’argent nécessaire afin d’entamer d’autres travaux plus importants.

Pour la grande majorité des propriétaires concernés, il s’agit de leur unique bien mobilier, fruit d’années d’économies. Certains même y résident depuis plusieurs dizaines d’années. Tous se refusent de laisser leurs propriétés pour « une bouchée de pain». Ensemble, ils comptent engager un avocat pour constituer un dossier et demander la revalorisation de leurs indemnités.

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Imane Bounouh

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